Paul était-il «misogyne»?

Certains ont dit, bien à tort, que Paul détestait les femmes parce qu’il leur a ordonné de garder le silence dans les assemblées, de ne pas faire de commérages, mais de témoigner respect et obéissance à leurs maris, et de se rappeler que l’homme est le chef de la femme. Mais n’a-t-il pas déclaré: «Maris aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle» (Ephésiens 5:25).

En toute confiance, Paul envoya son épître aux Romains par l’intermédiaire de Phoebé, en leur disant: «Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Eglise […] afin que vous la receviez […] et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même.»

«Saluez Prisca [ajoute-t-il, en la mentionnant en premier] et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Eglises des païens» (Romains 16:1-4).

Dorcas était une femme généreuse; en revanche, Saphira était cupide. Devrait-on les mettre sur le même pied d’égalité? Tite était un homme dévoué; Démas était rebelle. Devrait-on les mettre sur le même pied d’égalité? Dans sa seconde lettre à Timothée, Paul lui déclare: «[…] je me souviens continuellement de toi dans mes prières, me rappelant tes larmes, et désirant te voir afin d’être rempli de joie, gardant le souvenir de la foi sincère qui est en toi, qui habita d’ailleurs dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi. C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu […]» (2 Timothée 1:5-6).

Paul rappelait à Timothée qu’il ferait mieux de ne pas se montrer indigne de l’exemple que lui avaient donné sa mère et sa grand-mère qu’il admirait grandement. Il lui rappela également la connaissance des Ecritures que Timothée avait reçue de ces deux femmes (2 Timothée 3:15).

Et n’est-il pas étrange de trouver Paul en Europe, à Philippes, où il avait été envoyé à la suite d’une vision, donnant son premier sermon au bord d’une rivière à un groupe de femmes qui avaient pour habitude de se rassembler pour la prière en cet endroit? N’est-il pas également surprenant que la première personne qui se soit convertie sur ce continent ait été Lydie, la marchande de pourpre (Actes 16:13-14)? Ces exemples, et d’autres encore, montrent que Paul était un serviteur dévoué à Dieu, qui respectait sans discrimination les hommes et les femmes. Il savait reconnaître les vrais chrétiens, non pas en fonction de leur sexe, mais en regardant les intentions du cœur et les actions de la personne. Non, Paul n’était pas un misogyne: les Ecritures prouvent qu’il était exactement l’opposé.

Que nous soyons hommes ou femmes, nous jouissons tous du privilège de pouvoir un jour entrer dans la glorieuse famille divine: voilà ce qu’on peut qualifier d’égalité! Ainsi que Jésus l’a dit dans Sa prière à Son Père: «Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous» (Jean 17:11).